• la ville

     

    huile et acrylique 60x80

    Là-bas,     Ce sont des ponts tressés en fer    Jetés, par bonds, à travers l'air,     Ce sont des blocs et des colonnes     Que dominent des faces de gorgones ...      C'est la ville tentaculaire,       Debout,     Au bout des plaines et des domaines…     Des clartés rouges     Qui bougent     Sur des poteaux et des grands mâts,     Même à midi, brûlent encor     Comme des oeufs monstrueux d'or,     Le soleil clair ne se voit pas:     Bouche qu'il est de lumière, fermée     Par le charbon et la fumée,     Les rails ramifiés rampent sous terre     En des tunnels et des cratères        Pour reparaître en réseaux clairs d'éclairs     Dans le vacarme et la poussière.     C'est la ville tentaculaire.     Trouble et rouge, comme un haillon qui brûle,     De réverbère en réverbère se recule.     La vie, avec des flots d'alcool est fermentée…     La ville au loin s'étale et domine la plaine     Comme un nocturne et colossal espoir;     Elle surgit: désir, splendeur, hantise;     Sa clarté se projette en lueurs jusqu'aux cieux,      Son gaz myriadaire en buissons d'or s'attise,     Ses rails sont des chemins audacieux     Vers le bonheur fallacieux     C'est la ville tentaculaire,     La pieuvre ardente et l'ossuaire     Et la carcasse solennelle…

    Emile Verharen, extraits de "la ville"

     

     

    « de l'art, des farceurs, et des pigeons.quand l'art rencontre la technique... »
    Blogmarks

    Tags Tags :
  • Commentaires

    7
    Mardi 5 Septembre à 12:49

    Très belles arabesques

    Bon mardi

    6
    Lundi 4 Septembre à 07:26

    Ta ville est superbe ! 

    Bonne semaine emma

     

    5
    Dimanche 3 Septembre à 23:20
    celestine

    Beaucoup de mouvement et de lumière dans ton oeuvre, emma.

    Et une belle correspondance avec les mots du poète.

    Bises célestes

     

    4
    Dimanche 3 Septembre à 10:31

    Superbe, ta toile dense et tourmentée s'accroche parfaitement au texte, j'aime beaucoup.

    3
    Dimanche 3 Septembre à 09:01

    J'aime ton interprétation de la ville... un enchevêtrement... de couleurs, de bruit, de formes...où l'on se perd...

    Merci Emma belle journée

    2
    Dimanche 3 Septembre à 07:22
    Je lis et me dis -waoooo, Emma écrit aussi bien qu'elle peint. Et, à la fin je découvre l'auteur..... reste ta toile qui est une véritable pépite de couleurs dans notre monde de grisaille. J'aime le mouvement, la profondeur, les couleurs, j'aime, j'aime, j'aime
    1
    Dimanche 3 Septembre à 06:58

    La ville... tout le contraire d'un désert ! Merci Emma...

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :